page de couverture du rapport Sichel
13 avr. 2021

Les données dans le rapport Sichel : comment leur valorisation permet d’accélérer, massifier et évaluer la rénovation énergétique ?

Une vingtaine de pages du rapport Sichel est dédiée aux données et à leur utilisation pour accélérer, massifier et évaluer la politique publique ambitieuse de rénovation énergétique du parc résidentiel de bâtiments. La collecte et l’utilisation des données apparaît comme un outil central dans le déploiement de la plateforme monservicerenov.fr qui doit permettre aux particuliers d’avoir un point d’entrée unique dans leur parcours de rénovation énergétique et aux différents opérateurs (collectivité, ADEME, réseau FAIRE, acteurs des CEE…) d’avoir une relation transparente et unifiée avec leurs clients / usagers sur la thématique de la rénovation énergétique.

Les principaux usages de la donnée décrits dans le rapport sont aussi ceux qui sont présents dans l’outil Homeys dédié à la réduction de la facture énergétique des particuliers.

  • Ciblage des rénovations : en partenariat avec URBS
  • Fluidification du parcours des particuliers : un parcours en quelques clics dans l'outil Homeys
  • Dossier unique de rénovation énergétique : intégré dans l’outil
  • Evaluation de l’efficacité des travaux de rénovation énergétique : intégré dans l’outil
  • Données partagées : nos API sont disponibles
  • Place de marché de services : plusieurs partenaires déjà intégrés (photovoltaïque, financement de travaux…)

Les données pour cibler les rénovations énergétiques et fluidifier le parcours des particuliers

Le rapport Sichel suggère de “renforcer le partage et l’ouverture des données pour permettre aux collectivités de mieux cibler les zones prioritaires de rénovation”. Après les lois de 2015 (Open Data, République Numérique et Transition Ecologique et Croissante Verte), de nombreux jeux de données liés à la transition énergétique ont été nettoyés et structurés pour être partagés en opendata. Les principales sources de données sur ce sujet sont le site d’opendata du gouvernement, l’IGN, l’ADEME, RTE. 

A l’échelle macro, ces données permettent de cibler les efforts des collectivités sur les zones dans lesquelles la précarité énergétique est la plus élevée ou bien simplement les quartiers dans lesquels les logements sont les plus énergivores. Dans ce cadre, l’analyse des données sert d’outil de ciblage pour maximiser l’impact des mesures de communication notamment.

Une fois organisées, ces sources de données permettent aussi, à la manière de ce que propose Homeys, d’accompagner le particulier dans la réalisation de son bilan énergétique et d’accélérer son intégration dans un parcours de rénovation énergétique en pré-remplissant pour lui nombre de questions pour lesquelles la réponse peut-être difficile à trouver (surface au sol du logement, DPE, année de construction du logement, consommation énergétique actuelle…). 

Les données pour créer un dossier unique de rénovation

A la manière du dossier médical partagé, le rapport Sichel propose de créer un dossier unique de rénovation du logement intégrant des informations sur le ménage (revenu fiscal de référence, nombre de personnes dans le foyer…), des informations sur le logement (surface habitable, mode de chauffage, matériau principal de la façade, potentiel solaire…) et des informations sur les travaux à venir et réalisés. Ce dossier unique devra s’intégrer avec le carnet d'information du logement.

Les données pour évaluer l’efficacité de l’action publique

Alors que 5,8 milliard d’euros ont été dépensés en 2020 pour la rénovation énergétique dans l’habitat, le rapport Sichel pose les jalons d’une utilisation de la donnée pour mesurer l’impact des politiques publiques sur la réduction de la précarité énergétique mais aussi sur l’évaluation chiffrée de la réduction de la consommation énergétique grâce aux travaux de rénovation ainsi que de l’anticipation et de la meilleure détection de la fraude. 

Les méthodes qui seront utilisées ne sont pas précisées dans le rapport. La seule certitude c’est que l’analyse des données des compteurs communicants permet de remplir ces besoins et certains outils comme Homeys sont déjà disponibles sur le marché pour évaluer l’efficacité des travaux et anticiper la détection de la fraude.

En plus des sujets liés à l’efficacité des travaux, le rapport Sichel propose aussi d’utiliser les données pour mesurer notamment l’impact économique des aides publiques sur la filière de la rénovation énergétique.

Des données partagées avec les différentes parties prenantes de la rénovation

Le partage de ces données entre les différentes parties prenantes de la rénovation permettront de s’assurer d’un même niveau d’information des différents acteurs et d’une transparence maximale dans la réalisation des diagnostics, le montage des dossiers de financement et les audits post travaux. 

Grâce à la collecte et à l’analyse de ces données, l’éligibilité aux aides, le calcul de l’efficacité réelle des travaux et l’analyse du retour sur investissement de ces derniers pourra ainsi être réalisé automatiquement avec une transparence accrue sur les résultats. 

Une opportunité : le développement d’une place de marché de services autour de ces données

A la manière de la place de marché que Homeys a développé dans son service Homeys Diag, le rapport Sichel propose la mise en oeuvre d’une place de marché qui permette de fédérer un écosystème de services autour des données de la plateforme monservicerenov.fr. Ces services pourront être proposés par des institutionnels dans un premier temps. Une collectivité pourra par exemple proposer de manière ciblée à un particulier un service très ciblé basé sur les données qui auront été partagées sur la plateforme. 

La gouvernance de la donnée dans l’outil doit encore être arbitrée

Le choix du modèle centralisé ou distribué pour la gestion de la donnée n’est pas arbitré dans le rapport. On peut imaginer que les données publiques et personnelles pourraient être gérées de deux manières différentes notamment. Le traitement des données de consommation énergétique d’un logement par exemple requiert par exemple de recueillir le consentement du particulier, conformément au RGPD. C’est donc une donnée très différente de l’année de construction d’un logement qui est une donnée publique. 

Le choix entre une plateforme ouverte à tous qui favoriserait le développement de nouveaux services et celui d’une gestion des accès beaucoup plus stricte pour les acteurs qui souhaiteraient s’en servir n’est pas non plus arbitré dans le rapport. 

La loi climat et résilience qui sera votée dans le courant de l’année 2021 devrait faire la lumière sur les quelques points qui doivent encore être tranchés mais la donnée apparaît bel et bien comme un point central de la massification de la rénovation énergétique à venir !

Henri

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