Les données peuvent participer au déploiement de l'autoconsommation collective chez les particuliers
13 juil. 2021
Données

Comment les données peuvent-elles participer au déploiement de l’autoconsommation collective ?

A la fin du premier trimestre 2020, on comptait plus de 72,000 installations raccordées au réseau en autoconsommation, dont 99,5% en photovoltaïque. Ce procédé de production et de consommation est en pleine croissance.

L’autoconsommation collective : c’est quoi ?  

L’autoconsommation consiste à consommer directement l’énergie produite par ses propres installations (panneaux photovoltaïques installés sur le toit d’une maison individuelle par exemple). Avec l’autoconsommation collective, il y a un partage local de l’énergie, à l’échelle d’un immeuble, d’un lotissement ou d’un quartier. Cela permet à un groupe de consommateurs et de producteurs d’électricité de s’associer autour d’un projet commun de production d’électricité renouvelable locale, en passant par la pose de panneaux photovoltaïques par exemple. 

Aujourd’hui, plus d’une trentaine d’opérations d’autoconsommation collective sont en service, et plus de 400 participants, dont 250 particuliers, se partagent une électricité renouvelable et produite localement. Certaines communes ont monté des opérations avec leurs bâtiments municipaux (comme la commune de Malaunay en Normandie), et des bailleurs HLM ont monté des opérations avec leurs locataires (Gironde Habitat à Bordeaux). 

Opérations d'autoconsommation collective en service et en projet en France Métropolitaine (Source : Enedis, 2019)

 

Quelles sont les conditions pour participer à un projet d’autoconsommation collective ? 

Pour prendre part à l’opération, les participants doivent être proches géographiquement : par défaut, les opérations d’autoconsommation collective sont fixées à l’échelle d’un même bâtiment. Cependant, il existe des opérations étendues : l’arrêté de novembre 2019 fixe à 2 km la distance maximale entre les points de soutirage et d’injection des participants les plus éloignés. L’arrêté du 14 octobre 2020 crée un régime dérogatoire, et étend ce rayon à 20 km.

Les participants doivent aussi être raccordés au réseau public de distribution, équipés de compteurs communicants en service, et ayant conclu un contrat d’électricité auprès du fournisseur de leur choix. Ainsi, même en l’absence de production locale, ils bénéficient d’une garantie d’alimentation en électricité.

Le Code de l’Energie (Article L315-1) encadre l’autoconsommation collective : les producteurs et les consommateurs doivent se regrouper au sein d’une personne morale (association, coopérative, société civile, société commerciale) : c’est la Personne Morale Organisatrice (PMO). Cette PMO signe avec Enedis une convention d’autoconsommation collective.

Aujourd’hui, pour se partager l’énergie renouvelable produite localement, Enedis analyse les courbes de charge relevées par le compteur Linky. Elle peut alors calculer la part de la production d’électricité à affecter à chacun des participants, en appliquant la clé de répartition déterminée par la PMO de l’opération. Cette part de production « autoconsommée » est ensuite déduite par Enedis des données transmises au fournisseur d’électricité de chaque participant, pour qu’elle soit prise en compte dans la facture d’électricité qu’ils reçoivent. 

Cette répartition suppose de connaître au préalable le producteur et les consommateurs. Homeys va plus loin en proposant de mettre en relation les potentiels participants d’une opération d’autoconsommation collective. 

Comment Homeys peut contribuer au déploiement de l’autoconsommation collective à l’échelle des particuliers ? 

Les modèles citoyens d’autoconsommation mis en œuvre directement entre particuliers sont pour l’instant assez rares. Pourtant, il est possible d’imaginer des regroupements d’individus, favorisant les échanges de l’électricité produite localement, au moyen d’une source d’énergie renouvelable. Pour y parvenir et coordonner au mieux les échanges, il est nécessaire d’évaluer les consommations des participants : c’est là qu’Homeys intervient. 

L’enjeu majeur consiste à évaluer la quantité d’énergie photovoltaïque produite par le particulier, et la part qu’il consomme. On sait alors quelle est la quantité d’énergie restante à redistribuer. Ensuite, pour permettre une distribution intelligente, il paraît utile d’évaluer la demande en énergie du (ou des) voisin(s).

Chez Homeys, nous croisons et nous analysons les données issues de dizaines de sources différentes (opendata, IoT, compteurs communicants…). Grâce à notre expertise, nous pouvons mettre en relation les données adéquates de production et de consommation pour dimensionner les opérations d’autoconsommation collective et permettre une synchronisation optimale. En centralisant toutes les informations nécessaires au bon déroulement de l’opération, nous agissons comme une plateforme de coordination et de mise en relation entre le particulier produisant son énergie photovoltaïque, et son/ses voisin(s). Enfin, grâce à l’opendata que nous collectons et analysons, nous géolocalisons également les points de production photovoltaïque pour s’assurer qu’ils sont dans le rayon réglementaire permettant la mise en place d’une autoconsommation collective. 

Vous avez un projet d’autoconsommation collective ? Ecrivez-nous !

En croisant les données de production photovoltaïque, de consommation, et l’opendata, Homeys peut devenir l’entremetteur idéal des différents acteurs d’un projet d’autoconsommation collective, et permettre des matchs parfaits ! 

Homeys centralise les données et agit comme une plateforme de mise en relation entre le particulier produisant son énergie, et ses voisins
Claire

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